Cliquez pour agrandir cette image
Bounty Killer, de son vrai nom Rodney Basil Price, né le 12 juin 1972 à Kingston
Il est le fondateur du collectif dancehall connu sous le nom de l'Alliance.
Les premières années de Rodney Basil Price se déroulent dans les pires quartiers de Kingston : né en 1972 à Trenchtown, il déménage peu après avec ses huit frères et sœurs à Riverton City, un bidonville surnommé Dungle situé sur les terrains de la décharge de Kingston où beaucoup d’habitants fouillent les déchets pour survivre. Plus tard, il atterrit à Seaview Gardens, une zone marquée par les affrontements politiques, au point qu’un de ses « corners » ait été baptisé Vietnam. Il baigne très tôt dans l’ambiance des sound systems, son père en possédant un, le Black Scorpio. Il fait donc ses premières armes en racontant son quotidien au micro sous le nom de Bounty Hunter dès l'age de 9 ans. A l’âge de 14 ans, il est blessé par une balle perdue, venant d'une fusillade entre 2 factions politiques, sur le chemin de l’école. Après une complète guérison il commencera à se produire sous le nom de Bounty Hunter dans les sounds systems de la région comme Metromedia, Bodyguard, and Stereo Two. Avec son frère aîné, il pratique le « hustling » (petits boulots et débrouille) pour améliorer l’ordinaire de sa famille.
Au cours des années 1990, il se lie avec Angel Doolas, Nitty Kutchie ou Boom Dandimite, des jeunes artistes du quartier, et traîne à Waterhouse, au studio Jammy’s en attendant une opportunité. Mais à cette époque Jammy ne veut pas enregistrer de « gun songs ». Rodney Price est encouragé par son cousin John Wayne qui lui fait enregistrer sa première chanson, Gun must done en 1990 pour Trevor « Uncle T » James, le frère de Jammy. Il change son nom en Bounty Killer moins commun et plus agressif pour le titre Dub fi dub qui suit peu après pour le même producteur et établi sa réputation dans les sound systems, pour lesquels ils faisait déjà des jingles d’intro. Ses premiers disques sortent avec un succès croissant: Coppershot devient un hit underground dans les « hoods » de New York dont les lyrics glorifie la culture des armes à feu (ce qui déplait énormément a Uncle T), mais c’est Spy fy die pour John John (le fils de Jammy) qui le propulse au top en Jamaïque. D’autres disques sortent, des textes emprunts de réalités qui renforcent sa popularité et son respect. Racontant sans fioriture des situations vécues, il oscille entre des thèmes qui peuvent paraître contradictoires : célébration des flingues, de la justice expéditive des « rude boys », des filles, d’un côté, la souffrance des « ghetto youths », la critique politique virulente, la condamnation de la violence, la foi, l’amour maternel (Miss Ivy, le surnom de sa mère, apparaît dans plusieurs morceaux), de l’autre. Ces thèmes appartiennent pourtant à la même réalité et le public de Bounty Killer n’a aucun mal à s’identifier à ses textes. Véritable porte-parole de sa communauté, il acquiert le surnom de « Poor people’s governor ».
Ces premiers succès, enregistrés au studio Jammy’s, sortent en 1993 sur un album publié par Greensleeves sous le titre explicite de "Jamaica’s most wanted" qui sera diffusé internationalement sous le titre quelque peu trompeur Roots, Reality and Culture (après une prise de conscience sociale à partir de 1994) par le label VP Record... Cette réputation, il devra la défendre tout au long de sa carrière. La même année, il défait ainsi Beenie Man, une autre star montante, au festival Sting se déroulant quelques jours après Noël. Ayant des flow très proches chacun accuse l'autre de plagiat, c’est sur cette base que les deux artistes vont construire et alimenter une rivalité musicale qui perdure encore aujourd'hui et ayant comme enjeux le trône du dancehall. Ils se partageront même un album en 1994 chez Jammy’s "Guns Out" (diffusé internationalement sous le titre "Face to face" par VP Record). Cette propension au clash, lui vaut un nouveau surnom : « the Warlord ».
En 1995 le gouvernement de la Jamaïque commence à sévir contre les paroles violentes dans les spectacles live, Bounty Killer décide d'élargir ses sujets notamment dans le commentaire réaliste de la société , particulièrement sur le marché de la drogue avec le titre "Down In The Ghetto" qui deviendra le titre phare et le nom de son prochain album. Au cours de l'année suivante, il jouissait de l'un de ses plus chauds traînées comme un chanteur de la Jamaïque, comme il a sorti une chanson populaire après l'autre: un duo de Smash avec Sanchez appelée "Recherche", le hip-hop à saveur chart-topper "Cellular Phone", "Smoke the Herb", "l'anti-censure" "Not Another Word", l'hommage de la mère: "Maman" et "Miss Ivy Last Son", "Action Speak Louder Than Words","Book, Book, Book" et "No Argument", dont la dernière était la chanson phare d'un autre album éponyme. Il quitte la famille Jammy’s pour monter le Scare dem crew (Nitty Kutchie, Boom Dandimite puis Elephant Man et Harry Toddler) et son label Priceless. À la fin de 1995, afin de donner un exemple positif, DJ radio de premier plan opéra une trêve entre Bounty Killer et Beenie Man, même si dans les années suivantes leur rivalités réapparaitra de temps en temps à des concerts et sur des disques.
Devenu artiste de dimension internationale, Bounty Killer n’a pourtant pas coupé les ponts avec la Jamaïque et les communautés de Kingston : contribuant régulièrement aux œuvres de charité, il enregistre aussi pour d’innombrables labels et épaule de jeunes artistes. C’est l’une des raisons de sa longévité : dès que l’un de ses protégés perce, Bounty se retrouve à nouveau dans la lumière. Il met ainsi sur le devant de la scène Baby Cham, Elephant Man, Wayne Marshall, Vybz Kartel (Soure wikipea)
Le Président de Région de La Martinique SergeLetchimy veut la ...Serge Letchimy est président de la région Martinique et député-maire ...
Le Président François HOLLANDE hérite du lour dossier "" OUTRE-MER''En Guadeloupe, le LKP a commencé un bras de fer avec le nouveau ...
Compas tombé GwadaPlusieurs centaines de fans assidus du Konpa Direct se sont massés le ...

Actuellement : 18 °C
Faible pluie
Vent : N à 11 km/h
Humidité : 68 %
sam.

13°/20°
dim.

12°/23°
lun.

13°/22°
mar.

13°/19°
Tour des yoles 2011(G.Gallion/photos : Wilfrid Tereau et Fernand Bibas)
Foire de PARIS 2011Vous y étiez nombreux cette année à la foire de Paris, qui à été riche en couleur, ...
Venez découvrir une ambiance chaude et endiablée aux rythmes des tambours avec le Carnaval de la Martinique.Le Carnaval aux Antilles est l’une des traditions les plus populaires et la Martinique ...
Z***** lilouMerci pour le zouk retro ce soir et pliss foss a vs à Radio Media Antilles,salut aà toi Marco
