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patrimoine

Jeux et jouets d’antan de la Martinique et de la Guadeloupe.

today21/07/2025 25 3

Arrière-plan
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Avant l’arrivée des consoles et des téléphones portables, les enfants de la Martinique et de la Guadeloupe grandissaient dans un univers fait de nature, de débrouillardise et surtout… de créativité. Les jouets n’étaient pas achetés en magasin, mais fabriqués à la main, à partir de matériaux simples et récupérés : boîte de conserve, bois, ficelle, graines, morceaux de tissu…

Antan Lontan les enfants ne connaissaient pas les jouets neufs achetés en magasin. Tout d’abord parce que nos aïeux n’en avaient pas les moyens, mais aussi parce que dans l’éducation des enfants, on n’accordait pas autant d’importance aux jeux comme on le fait aujourd’hui. Il y avait généralement des préoccupations jugées plus importantes.
Cela n’empêche que le jeu a toujours fait partie de la vie des enfants. Et une grande majorité de ces derniers étaient des jeux collectifs. Entre cousins, amis et voisins, il était courant pour les enfants de se retrouver quand les parents l’autorisaient afin de se détendre avec des jeux qu’ils inventaient de toute pièce. Quant aux jouets, souvent les enfants les fabriquaient eux-mêmes.
Recyclage et esprit de créativité faisaient déjà bon ménage : pneu de voiture, palettes en bois, boîtes de conserve sont autant de matériaux qui servaient à fabriquer des jouets.

Ces jeux étaient le cœur battant de l’enfance créole, où chaque après-midi devenait une aventure en plein air. Des enfants antillais s’amusent à la roulette, à la corde à sauter, font voler un cerf-volant, tandis que des toupies et une voiture en boîte de conserve complètent la scène colorée, les zwel séré (cache cache ).

Les jouets fabriqués à la main
La roulette (roulo roulé)
Ce jeu consistait à faire rouler une jante métallique ou un vieux pneu à l’aide d’un bâton. C’était un jeu de vitesse, d’adresse et d’endurance. On organisait même des courses dans les rues du quartier.

  • La voiture en boîte de conserve
    Fabriquées avec des boîtes de sardines vides, des bouchons en guise de roues, des fils de fer et des morceaux de bois, ces voitures en bois personnalisées étaient tirées à la ficelle ou poussées à la main avec un bâton.
  •  Le cerf-volant (papillon, tòlòlò)
    Symbole des vacances de Pâques et du carême, le cerf-volant était confectionné avec des tiges de coco, du papier journal ou du plastique, et de la colle maison à base de farine. Il prenait son envol sous les alizés.
  •  La toupie (tip-top)
    Fabriquée en bois dur, parfois ornée de clous pour l’équilibre, elle se lançait grâce à une ficelle enroulée autour. Chaque enfant rivalisait pour faire tourner sa toupie le plus longtemps possible.
  • Les «  » combats l’épée «  » ossi étaient à la mode quand il y a eu un cinéma dans la commune, JEU INTERDIT PAR LES PARENTS!!
  • Le lance -pierres s’appelait**LABALET** — Si on n’avait pas de kabwa il y avait les branches de cocotiers, les trotinettes ,

 

Les jeux de groupe entre voisins

  •  Jeux de groupe
    Marelle (laté) : tracée à la craie ou à la poussière, les enfants y sautaient sur un pied en lançant une pierre ou une boîte.
  • Cache-cache (kache-kache) : joué entre cases, bananeraies ou derrière les touffes de canne.
  • Corde à sauter (kòd-la) : tressée avec du plastique ou des fibres de coco, souvent accompagnée de chansons créoles.

Jeux chantés et comptines
Les jeux créoles étaient aussi musicaux. Les enfants chantaient pendant les jeux de mains ou en sautant à la corde.

Exemple de comptine populaire :
« La rivyè Tan-Tan, la rivyè ka monté
Misyé Titin tonbé, an mitan rivyè la »

Jeux de logique et de patience
Jeux de ficelle : figures réalisées à deux mains ou en duo.

  • Jeux d’osselets (zossi) : avec des noyaux de mangue ou d’abricot-pays.
  • Jeux de pichenette, courses de graines, ombres chinoises, etc.

 

Ces jeux n’étaient pas seulement une manière de passer le temps. Ils transmettaient des valeurs : solidarité, débrouillardise, intelligence collective, et respect de l’environnement. Ils sont aussi le reflet d’un mode de vie en communauté, où les enfants apprenaient les uns des autres .

  • Pourquoi réinventer ces jeux aujourd’hui ?
    Pour reconnecter les enfants à leur culture.
  • Pour développer leur imagination sans écran.
  • Pour préserver la mémoire créole.
  • Pour transmettre un patrimoine vivant

Les jeux et jouets d’antan en Martinique et en Guadeloupe ne sont pas de simples souvenirs : ils sont le reflet d’un mode de vie où l’ingéniosité, la simplicité et le lien humain primaient sur la technologie. Ces moments de partage, de rire et de créativité forgent une identité culturelle forte, celle d’un peuple qui sait s’adapter, inventer et transmettre.

Remettre ces jeux au goût du jour, c’est redonner vie à nos racines, offrir aux nouvelles générations un regard neuf sur le passé, et semer les graines d’un futur plus authentique et connecté à nos valeurs.

Alors, et si on rejouait… comme avant ?

Par Kambutcha Magazine

Écrit par: Paul Julio

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