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Actualité & Mémoire historique

Société : Martinique – Guadeloupe : les chaînes dans la tête 2.0

today29/08/2025 7 4 5

Arrière-plan
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Entre divisions, compromissions et confort matériel, une partie de nos sociétés choisit encore le camp de la servitude. Pendant ce temps, colons et héritiers du système avancent unis et implacables. Jusqu’à quand ?

Des trahisons en série

Toujours les mêmes histoires, toujours les mêmes renoncements. En Martinique comme en Guadeloupe, certains se comportent en véritables larbins du système : jalousie, aigreur, assimilation, trahison… Tout est bon pour protéger un petit confort, quitte à sacrifier la dignité collective.

Face à eux, les colons et les grandes familles békés avancent soudés. Solidaires entre eux, disciplinés, stratégiques. Pendant ce temps, le peuple noir se perd dans ses divisions. Et l’histoire bégaie : inutile d’enchaîner les corps, les chaînes sont désormais dans les têtes.

L’exemple qui dérange

Un élu local promet en campagne de “lutter contre la vie chère”. Mais une fois élu, il coupe les rubans rouges aux côtés des grandes familles békés, trinque aux cocktails privés et ferme les yeux sur l’octroi de mer qui saigne les plus modestes.
Les mots flamboyants ne sont qu’un rideau de fumée. Derrière, l’aliénation continue : servir le système en se servant soi-même.

La parole de la rue

Dans les rues de Fort-de-France et de Pointe-à-Pitre, les témoignages sont sans appel :

  • Mado, 62 ans, retraitée :
    « J’ai milité en 1970 pour que la jeunesse ait une chance… et aujourd’hui, je vois mes petits-enfants galérer. La politique ? Sé an magouy ! »

  • Kevin, 24 ans, livreur :
    « Mwen ka travay du matin o swè, mais tout salè mwen ka alé an ké supermarché. Sé moun-la an haut yo pa ka viv menm réyalité épi nou. »
    (Je travaille du matin au soir, mais tout mon salaire part au supermarché. Ceux d’en haut ne vivent pas la même réalité que nous).

  • Lucette, vendeuse au marché :
    « Nou ka travay di, men moun-la ki ni pouvwa ka sèvi yo menm avan yo pansé a pep-la. »
    (Nous travaillons dur, mais ceux qui ont le pouvoir se servent avant de penser au peuple).

  • Alain, 45 ans, entrepreneur :
    « On nous répète de nous “adapter”, mais en vérité on reste dépendants. L’argent est devenu une nouvelle laisse. »

Le piège doré de la colonisation

Quelques privilèges, une voiture neuve, un poste bien placé… Voilà le prix des consciences.Une poignée se range du côté du pouvoir,et le peuple trinque.
Mais qu’on ne s’y trompe pas : ce confort est un leurre. Derrière la clim et les  SUV 4×4, il y a une âme vendue au plus offrant.

Jusqu’à quand cet état d’esprit ?

La lumière d’un Rodrigue, d’un esprit libre, dérange plus que l’ennemi réel. Plutôt que de s’unir, on préfère détruire ceux qui osent. Résultat : nous restons prisonniers, divisés, incapables de bâtir une véritable fraternité ou une société solidaire, on toune en rond, nous sommes les architheque de notre malheur pour le bonheur materiel d’une minorité et l’enrichissement de nos tortionnaires.

Pendant ce temps, les véritables possédants  rient. Ils n’ont même plus besoin de nous diviser : nous le faisons parfaitement nous-mêmes.

Pauvre Martinique. Pauvre Guadeloupe. La libération ne viendra pas des miettes du système. Elle naîtra du courage de briser les chaînes invisibles et de refuser la servitude volontaire. Sans ce sursaut, nous resterons otages d’un destin écrit par d’autres jusqu’a notre disparition par ce grand remplacement en cours

Par Kambutcha Magazine

Écrit par: Paul Julio

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