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« Élections et pouvoir »

Sorcelerie électorale aux Antilles : quand le pouvoir cherche ses racines dans l’invisible.

today18/03/2026 7

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Aux Antilles, la politique ne se joue pas uniquement dans les urnes, les meetings ou les programmes. Dans l’ombre, loin des discours officiels, persiste une réalité plus troublante : le recours à des pratiques mystiques dans la conquête ou la conservation du pouvoir.

Une modernité à deux vitesses

Nous sommes en 2026. Les collectivités parlent de transition écologique, de smart cities, de digitalisation des services publics. Pourtant, dans certains cercles, on continue d’invoquer des forces invisibles pour “assurer” une victoire électorale ou protéger un mandat.

Comme si, faute de solutions concrètes, certains préféraient encore installer une version parallèle de la gouvernance : une sorte de “Kenbwa 2.0”, où l’on mise davantage sur les rituels que sur les projets structurants.

Cette contradiction interroge. Comment peut-on prétendre gérer des problématiques complexes; eau potable, assainissement, vie chère ;tout en ayant recours à des pratiques relevant de croyances occultes ?

Des pratiques bien réelles, loin du folklore

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il ne s’agit pas seulement de légendes urbaines.

De nombreux témoignages, souvent discrets, évoquent :

  • des rituels nocturnes à proximité de bâtiments publics
  • des dépôts d’objets symboliques sur des lieux stratégiques
  • des sacrifices d’animaux dans des contextes précis, notamment électoraux

Dans les années 90, aux Anses d’Arlet, un homme vêtu de blanc procédait à un rituel devant la mairie, aspergeant le sol comme pour consacrer un espace. Interrogé, il affirma simplement : « comme vous, je travaille ».

Plus tard, sous le pont de Génipa, une scène troublante : un triangle tracé au charbon, trois jeunes coqs immobilisés à chaque angle, maintenus éveillés par des flammes vacillantes. Une mise en scène qui dépasse le simple symbolique et qui témoigne d’une intention précise.

Ces faits ne sont pas isolés. Ils s’inscrivent dans une continuité culturelle où le spirituel, le mystique et le pouvoir entretiennent des liens ambigus.

Entre héritage culturel et instrumentalisation

Il serait trop simple de réduire ces pratiques à de la “superstition”. Elles s’inscrivent dans un héritage complexe, mêlant influences africaines, européennes et caribéennes.

Mais le problème apparaît lorsque ces croyances sont instrumentalisées à des fins politiques.

Car derrière ces rituels, il y a souvent une logique :

  • se protéger contre des adversaires
  • “bloquer” une opposition
  • attirer la réussite ou la popularité
  • influencer symboliquement un territoire
  • Aveugler l’electeur a à l ‘isoloir

Autrement dit, remplacer le débat démocratique par une tentative de contrôle invisible.Une crise de confiance dans le politique

Si ces pratiques persistent, c’est aussi parce qu’elles révèlent quelque chose de plus profond : une crise de confiance.

Quand les institutions ne suffisent plus à convaincre, quand les résultats tardent, certains se tournent vers d’autres leviers , même irrationnels.

Mais cela pose une question essentielle :  Peut-on construire une société moderne sur des bases où l’invisible supplante la responsabilité publique ?

Entre silence collectif et banalisation ,le plus frappant reste le silence.

Ces pratiques sont connues, parfois même acceptées comme faisant “partie du paysage”. On en parle à voix basse, rarement publiquement.

Ce silence contribue à leur banalisation. Et pourtant, il y a un enjeu démocratique réel :

  • transparence

  • rationalité des décisions publiques

  • confiance des citoyens

 Reprendre le pouvoir… sur le réel

Les Antilles ont toujours été un territoire de résilience, d’intelligence et de créativité. Elles n’ont pas besoin d’amulettes pour avancer. La vraie force politique ne devrait pas se chercher dans des rituels nocturnes, mais dans :

  • des projets solides

  • une gestion rigoureuse

  • une vision claire pour le territoire

À défaut, on continuera à tenter de capter le signal du progrès… avec des pratiques d’un autre âge.Et pendant ce temps-là, les vrais problèmes, eux, resteront bien réels.

Par kambutcha Magazine

Écrit par: Paul Julio

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