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CONTRÔLES ROUTIERS SÉCURITÉ OU PRESSION COLONIALE DÉGUISÉE ?

today19/05/2026 6

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Chaque week-end en Martinique et en Guadeloupe, le même scénario se répète. Barrages routiers, contrôles à répétition, fouilles, alcootests, verbalisations massives… Les chiffres des contraventions explosent, les opérations policières sont médiatisées comme des “succès”, et la population locale, elle, commence sérieusement à s’interroger,comme ci les automobistes sont épiés, sous surveillance constante dans ces colonies.

Une question dérangeante revient de plus en plus souvent dans les discussions populaires :
Les contrôles routiers aux Antilles sont-ils réellement destinés à la sécurité… ou servent-ils aussi à maintenir une pression permanente sur les populations locales (noir)?

UNE POPULATION SOUS SURVEILLANCE PERMANENTE

En Martinique comme en Guadeloupe, beaucoup d’automobilistes ont le sentiment d’être contrôlés de manière disproportionnée. Certains parlent même d’un véritable harcèlement administratif et policier, en particulier de policier noir en tête afin d’être bien vu par leur hierarchie.

Le jeune Martiniquais (noir)avec une vieille Clio sera souvent arrêté plusieurs fois dans le mois. Tandis,que certains véhicules de location flambant neufs, conduits par des touristes ou des métropolitains ( Blanc) fraîchement débarqués, semblent passer entre les mailles du filet et ne subissent pratiquement aucun contrôle sur ces îles.

Ce ressenti est largement partagé sur le terrain. Et ce malaise ne sort pas de nulle part.

Car dans ces territoires marqués par l’histoire coloniale, la relation entre l’État français et les populations locales reste profondément chargée. La défiance existe depuis longtemps envers cette force de répréssion coloniale. Chaque contrôle musclé, chaque barrage massif, chaque opération spectaculaire réactive une mémoire collective faite de domination, d’humiliation et d’inégalités.

DES CONTRÔLES QUI RAPPORTENT GROS A l’ETAT PENDANT QUE l’INSECURITE DE LA POPULATION CONTINUE DE FAIRE PARLER ELLE,DES BATEAUX DE PLAISANCES CHARGER DE..ARRIVENT ,HOMICIDE,TRAFIC,CORRUPTION,VOL PROSPERENT….

Officiellement, si ces opérations servent à lutter contre l’insécurité routière. Mais pour  beaucoup de citoyens, cette logique avant tout punitive, sert d’avantage à remplir les caisses de l’etat et rien d’autre. La sécurité routiére est un piège tendu aux automobilistes pour mieux les racquettés car les radars ne sont jamais dans les lieux accidentogénes et les controles toujours dans des carrefours et dans des lignes droites apres un rond point.

Les amendes pleuvent pour :

  • vitres teintées,
  • petits défauts administratifs,
  • pneus usés,
  • téléphone,
  • défauts mineurs,
  • oublis parfois insignifiants.

Dans des territoires déjà étranglés par autant de soucis au quotidien  LE PREFET ne déploit pas autant de moyens pour lutter contre :

  • la vie chère,
  • le chômage,
  • le vol de terre
  • le trafic arme et de stupéfiant
  • de la délinquance importé des iles au sud et au nord de ces colonies
  • la corruption et detournement de fond des institutions qui utilisent argent des contribuables
  • les bas salaires chartre européenne,
  • l’explosion des prix du carburant,
  • et une précarité massive,

Ces contraventions deviennent un poids supplémentaire pour des familles déjà à bout alors que le prefet ne met pas autant de moyen pour la lutte contre la corruption des élus, la vie chère organisé par les békés ,dans les différentes problématique de vol et spolliation des terres des Martiniquais et Guadeloupéens.

Pour certains habitants, ces opérations ressemblent davantage à des campagnes de rentabilité et n’à aucune véritables actions de prévention routiére dans ces îles.

LE DEUX POIDS, DEUX MESURES QUI ALIMENTE LA COLÈRE

Le sujet devient explosif lorsqu’entre en jeu la question du traitement différencié. Beaucoup de locaux « NOIR » affirment subir davantage de contrôles que les “Blancs venus du froid”, expression populaire utilisée pour désigner certains métropolitains ou touristes européens installés temporairement aux Antilles

Ce racisme subtil des institutions avec des blancs au postes clé temoigne de cette realité bien réel dans ces îles.

  • Vrai ciblage ?
  • Ressenti amplifié par le climat social ?
  • Difficile à mesurer officiellement tellement c’est subtil.

Mais une chose est certaine : quand une population noir a le sentiment d’être surveillée plus durement que d’autres qui sont blanc sur son propre territoire, la fracture devient dangereuse.

Le problème n’est pas seulement policier.

  • Il est politique.
  • Historique.
  • Colonial.

LA MÉMOIRE COLONIALE TOUJOURS PRÉSENTE

La Martinique et la Guadeloupe ne sont pas des territoires comme les autres. Ce sont des terres marquées par l’esclavage, la domination économique, les inégalités structurelles et une forte dépendance à la France hexagonale. Dans ce contexte, beaucoup interprètent certains déploiements policiers massifs comme une démonstration d’autorité permanente de l’État.

Quand une population voit :

  • ses jeunes contrôlés constamment,
  • ses quartiers stigmatisés,
  • ses difficultés sociales ignorées,
  • mais des moyens énormes mobilisés pour verbaliser,

Elle finit par s’apercevoir que  la police n’est plus une protection au service de la population, mais un outil de domination du pouvoir politique et de contrôle du peuple.

SÉCURITÉ ROUTIÈRE OUI… MAIS JUSTICE ET RESPECT AUSSI

Personne ne nie qu’il existe de vrais problèmes routiers aux Antilles :

  • alcool au volant,
  • vitesse,
  • accidents graves,
  • rodéos,
  • comportements dangereux.

La sécurité est nécessaire.

Mais une politique de sécurité ne peut fonctionner durablement sans confiance entre la population et les institutions.

Or aujourd’hui, une partie croissante des Martiniquais et des Guadeloupéens estime être davantage considérée comme une population à surveiller que comme des citoyens à respecter.

Et tant que ce sentiment d’injustice, d’inégalité et de domination persistera, chaque barrage routier sera vu non comme une opération de sécurité… mais comme un rappel brutal d’un rapport colonial jamais totalement disparu dans ces colonies.

Par Kambutcha Magazine

Écrit par: Paul Julio

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