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Martinique : quelle voie pour un développement durable et souverain pour l’avenir ?

today19/07/2026 11 1

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Depuis 1635, date que certains considèrent comme le début de la catastrophe appelée « colonisation », ce seraient près de cent générations qui auraient été sacrifiées sans le moindre remords par le système colonial.

Face à ce constat, l‘appel est lancé aux Martiniquais : il est temps de changer de paradigme. Selon cette analyse, aucun changement profond ne peut survenir tant que le statu quo est maintenu. Vouloir à tout prix entraîner le peuple dans ce qui est présenté comme une illusion reviendrait à se rendre complice des conséquences du processus de colonisation.

Sauver le peuple martiniquais signifierait avant tout le protéger de ce qui est perçu comme un système destructeur. Dans cette vision, le colon et la France, dont la colonisation des autres peuples aurait constitué une garantie de leur survie sur le dos des antillais et de l’Afrique, ils auraient bâti leur prospérité sur le vol, le pillage et l’exploitation des richesses de la planète. Les biens des autres seraient ainsi devenus leurs « intérêts ».

L’exemple des pays africains utilisant le franc CFA est cité pour illustrer ce fonctionnement. Selon cette lecture, ces États déposent une partie de leurs réserves auprès de la Banque de France. Lorsqu’ils ont besoin de financements, ils doivent alors se tourner vers le Fonds monétaire international (FMI) ou emprunter en supportant des intérêts. Pour l’auteur, ce mécanisme reflète la logique du système colonial.

La Martinique, bien que soumise à des mécanismes différents, n’échapperait pas à cette réalité.

Dès lors, la question est posée : faut-il continuer à vivre dans la crainte de l’avenir, en répétant sans cesse « de quoi vivrons-nous ? » ou le «  » I Bon Kon Sa » »,et continuer a subir la méchanceté du COLONS ou envisager une autre voie pour notre survie ?

Selon cette réflexion, aucun projet se limitant à préserver le fonctionnement actuel, ou à le modifier sans remettre en cause ses fondements, ne pourra résoudre durablement les difficultés auxquelles la Martinique est confrontée.

En 1973, lors du premier choc pétrolier, de nombreux observateurs considéraient que l’énergie constituait la condition essentielle du développement économique. Il estime que la Martinique dispose d’un atout majeur avec la géothermie, capable d’alimenter des unités de production industrielle.

Partant du principe que « tout se transforme »,  on considère que le territoire pourrait développer des industries agroalimentaires, pharmaceutiques et d’autres secteurs créateurs de valeur. En nouant des partenariats avec des pays ne possédant pas de tradition esclavagiste et coloniale comme la FRANCE, la Martinique pourrait, selon cette vision, diversifier son économie et offrir à sa population des emplois dans un cadre jugé plus sain sans la France.

La conclusion est sans ambiguïté : la réponse aux difficultés du territoire résiderait dans l’accession à la souveraineté, présentée comme la condition indispensable pour construire un nouveau modèle de développement durable.

Par Kambutcha Magazine

Écrit par: Paul Julio

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