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Le Zamana : l’arbre témoin des crimes esclavagistes.

today23/05/2026 11 3

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Sous les airs de cartes postales tropicales, les plages de rêve et les discours officiels sur la “mémoire”, il existe encore dans les Antilles des arbres silencieux qui portent  une histoire beaucoup plus sombre des  esclavagistes .Parmi eux , le Zamana. Un arbre majestueux, immense, parfois présenté aujourd’hui comme patrimoine naturel ou attraction touristique. Pourtant pour les antillais, certains de ces arbres furent aussi des arbres de supplice des esclaves.

Oui, des esclaves y furent attachés, fouettés, humiliés, et pendus parfois par les maitres esclavagistes au branche de cet arbre..

Le contraste est violent :

la France célèbre certains lieux de leurs méfaits coloniaux au nom du patrimoine historique, pendant que les descendants d’esclaves se souviennent que ces mêmes lieux furent des théâtres de terreur.

Le Zamana n’était pas seulement un arbre.

Il devenait parfois un instrument de domination.Dans les plantations esclavagistes, la peur était organisée méthodiquement. Le maître devait montrer sa puissance. Punir publiquement.

  • Briser les corps pour contrôler les esprits.
  • Les châtiments se faisaient devant les autres captifs pour imposer le silence et empêcher toute révolte.
  • Pendaisons.
  • Flagellations.
  • Mutilations.
  • Exécutions exemplaires.

L’esclavage colonial français ne reposait pas uniquement sur l’économie.
Il reposait sur la violence permanente , de nos jours rien à changé, c’est juste ça a changé époque eh oui mais la violence coloniale est toujours présente. Le plus choquant aujourd’hui reste peut-être l’hypocrisie mémorielle. On inaugure des plaques. On parle de “devoir de mémoire”. On organise des cérémonies officielles.

Mais combien de lieux de torture esclavagiste sont réellement expliqués pour ce qu’ils étaient dans les livres histoire de l’éducation nationnale ?

Combien de descendants d’esclaves voient encore des sites coloniaux embellis sans que soit racontée toute la barbarie qui s’y déroulait ?

Car derrière chaque “bel arbre centenaire”, il y a parfois :

  • Des cris,
  • Des corps suspendus,
  • Des vies détruites,
  • Des résistants assassinés par ces mêmes colons qui parle de « Vivre Ensemble » dans un contexte ou le mal subit par ces esclaves ne peut pas être balayé ou être pardonner sans réparation la France a indemnisé ces esclavagistes et non ceux qui ont subit crime et génocide des côlons.

Le problème n’est pas l’arbre. Le problème est ce que le système colonial en a fait.

Le Code Noir légalisait déjà la déshumanisation des Africains réduits en esclavage. Les maîtres avaient quasiment droit de vie ou de mort. La terreur faisait partie du fonctionnement normal des habitations coloniales. Les pendaisons publiques servaient d’avertissement à ceux qui tentaient de fuir, de résister ou simplement de conserver leur dignité humaine.

Et pourtant, malgré cette histoire, certains préfèrent encore parler d’“apport positif” de la colonisation.

Comment peut-on admirer sans malaise des symboles liés à un système qui a traité des êtres humains comme du bétail ?

  • Les Antilles n’ont pas besoin d’une mémoire décorative.
  • Elles ont besoin d’une vérité complète.
  • Une vérité qui nomme les crimes des esclavagistes et de leur descendants.
  • Qui rappelle les méthodes des esclavagistes.
  • Qui cesse de romantiser les anciennes habitations.
  • Qui explique aux nouvelles générations que derrière le décor exotique existait une machine de torture organisée.

Le Zamana reste debout. Comme un témoin muet.

Mais les peuples descendants des esclaves, eux, refusent désormais le silence.

Par Kumbutcha Magazine

Écrit par: Paul Julio

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